L’enregistrement goAML aux EAU est la première chose que l’on vérifie chez une entreprise en matière de LCB-FT. Il s’impose aux institutions financières, aux prestataires de services sur actifs virtuels (VASP) et aux six catégories de DNFBP : agences immobilières, négociants en or et bijoutiers, avocats, comptables et auditeurs indépendants, prestataires de services aux sociétés, opérateurs de jeux d’argent. Sans enregistrement, l’entreprise ne peut pas déclarer les opérations suspectes et enfreint le décret-loi fédéral n° 10 de 2025 dès son premier jour d’activité. L’amende pour défaut d’enregistrement commence à 50 000 AED, et le plafond de la sanction administrative prévu par la nouvelle loi atteint 5 000 000 AED par infraction.
Dynasty Business Adviser prend en charge l’inscription goAML à Dubai et aux Émirats arabes unis de A à Z : nous vérifions si vous êtes assujetti, préparons les documents, menons les deux enregistrements et vous remettons un accès opérationnel. Délai : à partir de 3 jours ouvrés. Nous intervenons à Dubai, en mainland et dans toutes les zones franches des EAU.
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Qu’est-ce que goAML et SACM, et quelle est la différence
goAML aux Émirats arabes unis est la plateforme de la cellule de renseignement financier (Financial Intelligence Unit, FIU). Les personnes assujetties y transmettent leurs déclarations : opérations suspectes (STR), activités suspectes (SAR), correspondance partielle d’un client avec les listes de sanctions (PNMR) et autres formulaires. Développé par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, le système est utilisé par les cellules de renseignement financier du monde entier ; aux EAU, c’est le canal unique entre les entreprises et la FIU.
SACM (Services Access Control Manager) est le système de pré-enregistrement. Avant d’accéder à goAML, le représentant de l’entreprise doit créer un compte dans SACM, activer l’authentification à deux facteurs et téléverser les documents de la société. Ce n’est qu’après validation dans SACM que l’enregistrement goAML proprement dit devient possible.
Tableau 1 — goAML et SACM : les différences
| Critère | SACM | goAML |
|---|---|---|
| Fonction | Contrôle d’accès et pré-enregistrement | Transmission des déclarations à la FIU |
| Qui crée le compte | Le représentant de l’entreprise (en général le futur MLRO) | Le même compte, après validation SACM |
| Ce qui est téléversé | Documents de la société en un seul PDF de 5 Mo maximum | Données de l’entreprise, profil de la personne désignée |
| Sécurité de connexion | Authentification à deux facteurs via Google Authenticator | Compte SACM |
| Résultat | Accès au portail goAML | Possibilité de déposer des STR, SAR et PNMR |
En pratique, « l’enregistrement goAML » recouvre deux enregistrements successifs. Les erreurs les plus fréquentes surviennent à la première étape, dans SACM : PDF mal assemblé, authentification non confirmée, données différentes de la licence.
Qui doit s’enregistrer et dans quel délai après l’obtention de la licence

Comme toutes les obligations AML d’une entreprise à Dubai, celle de s’enregistrer sur goAML ne dépend ni de la taille, ni du chiffre d’affaires, ni de l’implantation en mainland ou en zone franche. Seule l’activité compte. Sont concernés les institutions financières, les VASP et les six catégories de DNFBP.
Tableau 2 — Qui doit s’enregistrer sur goAML
| Catégorie | Exemples d’activités | Autorité de contrôle |
|---|---|---|
| Agences et courtiers immobiliers | Achat et vente de biens immobiliers pour des clients | Ministère de l’Économie |
| Négociants en métaux et pierres précieux (DPMS) | Or, bijouterie, opérations en espèces à partir de 55 000 AED | Ministère de l’Économie |
| Avocats, notaires, juristes indépendants | Transactions immobilières, gestion d’actifs, création de sociétés pour des clients | Ministère de la Justice |
| Comptables et auditeurs indépendants | Opérations sur les fonds de clients | Ministère de l’Économie |
| Prestataires de services aux sociétés et aux trusts (CSP/TCSP) | Immatriculation de sociétés, services de nominee, domiciliation | Ministère de l’Économie |
| Opérateurs de jeux d’argent commerciaux | Opérations à partir de 11 000 AED | GCGRA |
| Institutions financières et VASP | Banques, bureaux de change, assureurs, services crypto | Banque centrale, SCA, DFSA, FSRA |
Le délai court dès l’obtention de la licence : à partir du moment où l’entreprise détient une licence pour l’une des activités de la liste, l’obligation goAML s’applique. Pour une nouvelle société, le mieux est de lancer l’enregistrement en parallèle de la licence, afin d’avoir l’accès goAML avant le premier client. Si l’entreprise exerce depuis longtemps sans être enregistrée, chaque jour constitue une infraction continue : plus elle est régularisée tôt, moins elle soulève de questions lors d’un contrôle. Le lien entre création de société et AML est expliqué sur la page.
Si vous doutez que votre activité relève des DNFBP, l’analyse des catégories figure sur la page et dans l’article DNFBP aux Émirats arabes unis.
Procédure d’enregistrement étape par étape
La procédure comprend cinq étapes, menées par le représentant de l’entreprise, le plus souvent le Compliance Officer désigné (MLRO), car ce sont ses données qui sont rattachées au compte.
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Pré-enregistrement dans SACM. Sur le portail SACM, on crée le compte du représentant : nom complet, fonction, coordonnées, données de la licence.
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Authentification à deux facteurs. L’application Google Authenticator est associée au compte. Sans authentification à deux facteurs confirmée, la demande ne va pas plus loin.
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Données de l’entreprise. On remplit le profil : dénomination exactement conforme à la licence, numéro de licence, activité, autorité de contrôle, adresse, contacts.
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Téléversement des documents. Tous les documents sont réunis en un seul PDF de 5 Mo maximum et téléversés. Plusieurs fichiers, ou un fichier plus lourd, sont refusés.
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Attente de la validation. Le régulateur examine la demande. Après validation dans SACM, l’accès à goAML s’ouvre et l’on y crée le profil de l’entreprise et de la personne désignée.
Une fois validée, l’entreprise dispose d’un accès opérationnel à goAML. Dès lors, elle est tenue d’utiliser le système pour ses déclarations : un enregistrement sans activité ultérieure ne vaut pas respect des obligations AML/CFT.
Comment se connecter à goAML

La connexion à goAML s’effectue avec le compte SACM, confirmée par le code de Google Authenticator. Si le salarié titulaire du compte a quitté l’entreprise ou perdu l’accès à l’application, il faudra récupérer l’accès auprès du régulateur. C’est l’une des raisons de rattacher le compte au MLRO désigné plutôt qu’à un salarié quelconque.
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Documents nécessaires
L’enregistrement dans SACM et goAML exige les documents de la société et de la personne désignée :
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la licence commerciale en cours de validité ;
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le passeport et l’Emirates ID du représentant de l’entreprise (le MLRO désigné) ;
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la lettre d’autorisation du dirigeant désignant la personne responsable ;
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les informations sur l’autorité de contrôle et l’activité, conformes à la licence.
Tous les documents sont réunis en un seul PDF de 5 Mo maximum. L’écart entre la demande et la licence est la première cause de renvoi des dossiers.
Causes fréquentes de rejet
D’après notre expérience, les demandes sont le plus souvent renvoyées pour cinq raisons.
- La dénomination ne correspond pas à la licence. La demande indique un nom abrégé ou traduit, la licence porte le nom complet. Le système compare à la lettre.
- Mauvaise catégorie d’activité. L’entreprise choisit une catégorie de DNFBP ou une autorité de contrôle qui n’est pas la sienne : un prestataire de services aux sociétés indique « services comptables », par exemple.
- Problèmes de PDF. Plusieurs fichiers au lieu d’un seul, taille supérieure à 5 Mo, scans illisibles.
- Authentification à deux facteurs inachevée. Le compte est créé, mais Google Authenticator n’est pas associé ou le code n’a pas été confirmé.
- Documents expirés. Licence ou Emirates ID du représentant arrivés à échéance.
Chaque renvoi signifie un nouveau dépôt et une nouvelle attente. C’est pourquoi nous comparons la demande à la licence ligne par ligne avant l’envoi.
Après l’enregistrement : STR, SAR et PNMR

L’enregistrement donne accès au système ; il ne vaut pas exécution de l’obligation. Une fois l’accès obtenu, l’entreprise doit déclarer dès qu’il existe des motifs de le faire.
- STR (Suspicious Transaction Report) — déclaration d’opération suspecte. Elle est déposée lorsque l’entreprise a des raisons de penser qu’une transaction précise est liée au blanchiment d’argent, au financement du terrorisme ou de la prolifération des armes de destruction massive.
- SAR (Suspicious Activity Report) — déclaration d’activité suspecte. Elle s’applique lorsque le soupçon porte non sur une transaction isolée, mais sur le comportement global du client : tentative d’opération, refus de fournir des documents, montage atypique.
- PNMR (Partial Name Match Report) — déclaration de correspondance partielle de nom. Elle est déposée lorsque le filtrage sur les listes de sanctions révèle une correspondance partielle que l’entreprise ne peut ni confirmer ni écarter.
La décision de déposer chaque déclaration revient au Compliance Officer désigné. Si un poste en interne coûte trop cher, la fonction peut être confiée à un MLRO externalisé : voir la page. La préparation et le dépôt des déclarations sont détaillés dans l’articleSTR, SAR et PNMR via goAML.
Au-delà des déclarations, l’entreprise enregistrée doit disposer d’une politique LCB-FT avec évaluation des risques : c’est elle qui définit ce qu’est une opération suspecte. Sans elle, les déclarations goAML n’ont aucun fondement. Détails sur la page.
Sanctions et amendes AML aux EAU pour défaut d’enregistrement et de déclaration
La responsabilité en cas de manquement aux obligations AML/CFT est fixée par le décret-loi fédéral n° 10 de 2025, en vigueur depuis le 14 octobre 2025, et par la résolution du Conseil des ministres n° 134 de 2025, entrée en vigueur le 14 décembre 2025.
Tableau 3 — Sanctions liées à goAML
| Infraction | Conséquences | Base juridique |
|---|---|---|
| Absence d’enregistrement goAML | Amende à partir de 50 000 AED ; sanction administrative jusqu’à 5 000 000 AED par infraction | Décret-loi n° 10/2025, art. 17 |
| Absence de dépôt de STR / SAR malgré des motifs | Amende administrative de 10 000 à 5 000 000 AED, suspension ou retrait de licence possible | Décret-loi n° 10/2025, art. 17 |
| Manquements répétés | Interdiction d’exercer dans le secteur, limitation des pouvoirs des dirigeants, publication des sanctions dans la presse | Décret-loi n° 10/2025, art. 17 |
| Participation d’une personne morale au blanchiment d’argent, sur décision de justice | De 5 000 000 à 100 000 000 AED | Décret-loi n° 10/2025, art. 27(1) |
Les infractions de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de la prolifération sont imprescriptibles en vertu de la nouvelle loi (art. 37(2)). Autre point : à l’ouverture d’un compte et lors de la revue KYC annuelle, les banques demandent aux DNFBP la preuve de l’enregistrement goAML. Sans elle, le compte peut être refusé ou bloqué avant tout contrôle.
Notre méthode
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Vérification de l’obligation (1 jour ouvré). À partir de la licence et de l’activité, nous déterminons si l’entreprise doit s’enregistrer, dans quelle catégorie et auprès de quelle autorité de contrôle.
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Préparation des documents. Nous constituons le dossier, rédigeons la lettre de désignation et assemblons le PDF unique de 5 Mo maximum.
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Enregistrement dans SACM. Nous créons le compte, configurons l’authentification à deux facteurs et déposons la demande.
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Enregistrement goAML. Après validation dans SACM, nous créons le profil de l’entreprise et de la personne désignée dans goAML.
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Remise de l’accès et formation. Nous transmettons les identifiants au MLRO désigné et lui montrons comment déposer STR, SAR et PNMR.
Si l’entreprise n’a encore ni politique LCB-FT ni Compliance Officer désigné, l’enregistrement goAML s’intègre à la conformité LCB-FT aux EAU clé en main : les quatre obligations de base sont couvertes en même temps.

Délais et tarif
L’enregistrement goAML et SACM prend à partir de 3 jours ouvrés à compter de la réception du dossier complet. Le délai dépend du temps d’examen par le régulateur et de la rapidité avec laquelle l’entreprise fournit ses documents.
La prestation comprend la vérification de l’obligation d’après la licence, la préparation des documents et du PDF unique, le pré-enregistrement dans SACM avec authentification à deux facteurs, l’enregistrement goAML, la remise de l’accès à la personne désignée et la formation au dépôt des déclarations. Paiement unique. Le tarif est fixé dans le contrat avant le début de la mission, après vérification gratuite de votre obligation.
Enregistrez-vous sur goAML avant que la banque ou le régulateur ne vous le demande
Envoyez-nous votre activité et votre numéro de licence : en un jour ouvré, nous vous dirons si votre entreprise doit s’enregistrer et à quel tarif. Enregistrement à partir de 3 jours ouvrés.
WhatsApp / téléphone : +971 52 634 1022
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Informations à jour en octobre 2026. Base juridique : décret-loi fédéral des EAU n° 10 de 2025, résolution du Conseil des ministres des EAU n° 134 de 2025. Le contenu de cette page est fourni à titre d’information et ne constitue pas un avis juridique.