La politique LCB-FT aux EAU n’est pas une formalité : c’est le deuxième document que l’inspecteur demande, juste après la preuve de l’enregistrement sur goAML. Le décret-loi fédéral n° 10 de 2025 et son règlement d’application, la résolution du Conseil des ministres n° 134 de 2025, imposent à chaque institution financière, à chaque VASP et à toutes les catégories de DNFBP des Émirats arabes unis une politique écrite de lutte contre le blanchiment d’argent, fondée sur leur propre évaluation des risques. Une politique téléchargée sur internet n’y répond pas : elle ne reflète ni vos clients, ni vos produits, ni vos pays, et le plus souvent elle cite encore la loi n° 20 de 2018, abrogée.
Dynasty Business Adviser rédige la politique AML de votre entreprise à Dubai et dans les autres émirats, avec les procédures KYC, CDD et EDD qui l’accompagnent : un dossier complet, prêt pour le contrôle du ministère de l’Économie et la revue KYC de votre banque.
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Quels documents l’entreprise doit détenir

La loi ne se limite pas à exiger « une politique ». La résolution n° 134 de 2025 décrit tout un système de documents internes, demandés un par un lors du contrôle. Pour une entreprise DNFBP, le manuel de conformité LCB-FT minimal se compose ainsi :
Tableau 1 — Dossier LCB-FT obligatoire d’une entreprise aux EAU
| Document | Contenu | Ce qu’il prouve à l’inspecteur |
|---|---|---|
| Politique AML/CFT | Principes, responsabilités, nomination du MLRO, circuit de déclaration | Le système existe et a été approuvé par la direction |
| Évaluation des risques ML/TF/PF | Risques par clients, produits, pays et canaux, avec un niveau global | La base de toutes les autres procédures |
| Procédures CDD / EDD / SDD | Quand appliquer la vigilance standard, renforcée ou simplifiée | Comment l’entreprise vérifie réellement ses clients |
| Questionnaires KYC | Formulaires pour personnes physiques et morales, UBO compris | La vérification est réellement effectuée |
| Registre de formation | Programme, dates, participants, résultats | Le personnel a bien été formé |
| Procédure de conservation des documents | Quoi, où et combien de temps — au moins 5 ans | L’exigence réglementaire de conservation |
Ces documents forment un tout : les procédures CDD découlent de l’évaluation des risques, les questionnaires KYC des procédures, et le registre de formation prouve que les salariés les connaissent. Si un élément manque, les autres perdent leur sens : une politique sans évaluation des risques n’est qu’une déclaration, une évaluation sans procédures, une analyse sans suite.
Même exigence sur le mainland et en zone franche. Une société DNFBP à DMCC, IFZA, RAKEZ ou Meydan tient le même dossier qu’une société sous licence DED ; seule l’autorité de contrôle change : DFSA et FSRA pour le DIFC et l’ADGM, ministère de l’Économie pour les autres en règle générale. Les banques, à l’ouverture du compte comme à la revue KYC annuelle, demandent la politique et l’évaluation des risques à toute entreprise DNFBP, quelle que soit sa zone.
La loi de 2025 impose aussi de prendre en compte le risque de financement de la prolifération des armes de destruction massive (PF). Les anciennes politiques n’ont pas ce chapitre : avant la réforme, cette infraction autonome n’existait pas. Les changements en détail : nouvelle loi LBC/FT aux Émirats arabes unis 10/2025.
Pourquoi un modèle téléchargé ne passe pas le contrôle
« Modèle de politique AML EAU » est l’une des recherches les plus fréquentes du secteur. La logique se tient : la loi exige un document, il existe sur internet, on le télécharge, c’est réglé. Au contrôle, elle s’effondre pour quatre raisons.
- Le modèle cite une loi abrogée. La plupart des modèles en libre accès ont été rédigés sous le décret-loi n° 20 de 2018 et la résolution n° 10 de 2019, abrogés respectivement depuis le 14 octobre et le 14 décembre 2025. L’inspecteur voit la référence périmée dès la première page et en conclut que personne n’entretient le système.
- Le modèle ne contient pas votre évaluation des risques. Le règlement exige des procédures fondées sur les risques de votre activité précise. Un modèle « pour entreprise aux EAU » décrit de la même façon une agence immobilière à Dubai et un négociant en or à DMCC, alors que leurs clients, leurs seuils et leurs autorités de contrôle diffèrent.
- Les seuils et les délais ne correspondent pas au règlement. Les modèles d’avant 2025 ignorent le seuil de 3 500 AED des VASP, n’ont aucun chapitre sur le financement de la prolifération et ne donnent pas le délai actuel de mise à jour des données UBO.
- Le modèle n’est pas mis en œuvre. La politique dort dans un dossier, personne ne l’a lue, les questionnaires KYC restent vides, le registre de formation n’existe pas. Deux questions de l’inspecteur à un salarié, et le système s’écroule.
C’est pourquoi nous ne vendons pas de modèle. Nous rédigeons un dossier adapté à votre activité et vous aidons à le mettre en œuvre. Le contenu d’une politique, point par point : que contient une politique LCB-FT.
L’évaluation des risques : construite pour votre activité
L’évaluation des risques LCB-FT aux EAU — blanchiment d’argent, financement du terrorisme et de la prolifération — est le document central du dossier. Elle détermine quels clients relèvent de la vigilance standard, lesquels de la vigilance renforcée, quelles opérations sont surveillées et quand un STR doit être déposé.
Nous construisons l’évaluation selon quatre axes :
- Les clients. Personnes physiques ou morales, résidents ou non, présence de PEP, complexité de la structure de détention, transparence des UBO.
- Les produits et services. Opérations réalisées pour les clients, présence de paiements en espèces, intervention de l’entreprise dans la circulation des fonds du client.
- Les zones géographiques. Pays d’immatriculation et d’opération des clients, pays des contreparties, juridictions figurant sur les listes du GAFI.
- Les canaux. Relation en face à face ou onboarding à distance, recours à des intermédiaires, transactions en ligne.
Chaque axe reçoit un niveau de risque, d’où découle le profil global de l’entreprise. Les procédures en découlent : quelle combinaison de facteurs déclenche l’EDD, quels documents supplémentaires sont demandés, à quelle fréquence le dossier client est actualisé. L’évaluation est revue à chaque évolution de l’activité — nouveau métier, nouveau pays, nouveau type de clientèle — et, dans tous les cas, à intervalles réguliers.
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Les seuils à inscrire dans les procédures

La résolution n° 134 de 2025 fixe des seuils précis à partir desquels la vérification du client ou un traitement particulier de l’opération devient obligatoire. Les procédures doivent les reprendre tels quels : l’inspecteur compare les chiffres.
Tableau 2 — Seuils fixés par la résolution du Conseil des ministres n° 134 de 2025
| Opération | Seuil | Qui est concerné |
|---|---|---|
| Opérations occasionnelles | à partir de 55 000 AED | Institutions financières |
| Virements occasionnels | à partir de 3 500 AED | Institutions financières |
| Opérations occasionnelles sur actifs virtuels | à partir de 3 500 AED | VASP |
| Opérations en espèces sur métaux et pierres précieux | à partir de 55 000 AED | Négociants en métaux et pierres précieux (DPMS) |
| Opérations dans le secteur des jeux d’argent | à partir de 11 000 AED | Opérateurs de jeux d’argent commerciaux |
| Seuil de bénéficiaire effectif | 25% | Toutes les entreprises, pour l’identification des UBO |
| Durée de conservation des documents | au moins 5 ans | Toutes les entités assujetties |
Ces chiffres sont précisément ce qui manque aux modèles d’avant la réforme. Si l’entreprise réalise plusieurs types d’opérations, chaque seuil est inscrit séparément, avec les documents à demander lorsqu’il est atteint. Les seuils en détail : seuils LCB-FT aux EAU.
Pour les UBO, le seuil est de 25 % : est bénéficiaire effectif toute personne physique détenant ou contrôlant, directement ou non, 25 % ou plus de la société. Les données sur les bénéficiaires effectifs et les administrateurs nominees sont mises à jour dans les 15 jours ouvrés suivant tout changement, et le registre est conservé sur le territoire des EAU. Si la structure du client comprend une fondation ou un trust, l’identification de l’UBO suit un algorithme distinct, intégré lui aussi aux procédures.

Ce que nous vous remettons
En fin de mission, l’entreprise reçoit un dossier prêt à être approuvé par la direction et présenté au contrôle :
- la politique AML/CFT, avec le dispositif, les rôles et le circuit de déclaration dans goAML ;
- l’évaluation des risques ML/TF/PF par clients, produits, pays et canaux ;
- les procédures CDD, EDD et SDD, avec critères d’application et liste des documents ;
- les questionnaires KYC pour les personnes physiques, les personnes morales et l’identification des UBO ;
- la procédure de surveillance des opérations et de dépôt des STR, SAR et PNMR ;
- le modèle de registre de formation et la procédure de conservation des documents pendant au moins 5 ans.
Tous les documents citent les textes en vigueur, décret-loi fédéral n° 10 de 2025 et résolution du Conseil des ministres n° 134 de 2025, et reprennent les seuils actuels. La politique est approuvée par le dirigeant : nous préparons aussi le formulaire d’approbation.
Mise en œuvre : qui nous formons et à quoi
Les documents ne fonctionnent que si les salariés savent quoi en faire. La remise du dossier s’accompagne donc d’une mise en œuvre.
- Le dirigeant et le MLRO reçoivent une lecture complète de la politique : responsabilités, décision de dépôt d’un STR, échanges avec la FIU via goAML, révision de l’évaluation des risques. Sans Compliance Officer désigné en interne, cette fonction peut être confiée à un MLRO externalisé.
- Les salariés en contact avec les clients apprennent à remplir les questionnaires KYC, à distinguer la vigilance standard de la vigilance renforcée (EDD), à repérer une opération suspecte et à prévenir le MLRO.
- La comptabilité et les équipes opérationnelles se familiarisent avec les seuils, la conservation des documents et la surveillance des opérations.
La formation s’appuie sur les documents de l’entreprise, pas sur des exemples abstraits : les salariés travaillent sur leurs propres questionnaires KYC, leurs seuils et leurs scénarios d’opérations suspectes. Quel que soit le salarié interrogé par l’inspecteur, sa réponse correspond ainsi à la politique.
Le résultat est consigné dans le registre de formation : programme, date, participants, résultats. Ce registre est demandé au contrôle. La formation complète du personnel à l’AML/CFT est une prestation distincte.
Notre méthode de travail
- Diagnostic. Licence, activités, base clients, pays d’opération et documents déjà en place.
- Évaluation des risques. Profil de risque de l’entreprise par clients, produits, zones géographiques et canaux.
- Rédaction des documents. Politique, procédures CDD/EDD/SDD, questionnaires KYC, surveillance et conservation, adaptés à votre activité et à la loi en vigueur.
- Validation. Nous passons les documents en revue avec le dirigeant et le MLRO et intégrons les particularités de votre métier.
- Approbation et mise en œuvre. Remise du dossier, formulaire d’approbation, formation des salariés et registre de formation.
Si l’entreprise n’est pas encore enregistrée sur goAML, autant mener l’enregistrement en parallèle : la personne désignée dans la politique et le compte goAML doivent correspondre.

Délais et tarif
Le délai dépend de la catégorie de l’entreprise, du nombre d’activités et de la taille de la base clients : une société à licence unique et clientèle homogène reçoit son dossier plus vite qu’un groupe multi-activités.
La prestation comprend diagnostic, évaluation des risques, dossier complet, validation avec le dirigeant et le MLRO, formulaire d’approbation et formation des salariés. Paiement unique. Le tarif est fixé dans le contrat avant la mission, à l’issue d’un diagnostic gratuit qui détermine votre catégorie et les documents nécessaires. S’il vous faut tout le dispositif AML d’un coup — enregistrement goAML, documents, nomination du MLRO et formation — c’est notre prestation de conformité LCB-FT clé en main.
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Informations à jour en octobre 2026. Base juridique : décret-loi fédéral des EAU n° 10 de 2025, résolution du Conseil des ministres des EAU n° 134 de 2025. Le contenu de cette page est fourni à titre d’information et ne constitue pas un avis juridique.